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La personne dans toutes ses dimensions • Qu'est-ce qu'une thérapie holistique ? Même si l’on s’en tient à la biologie, il est impossible de séparer le corps de l’esprit, on retrouve par exemple dans tout le corps des molécules qui ne servent qu’à recevoir les émotions et agir sur le corps en conséquence. Les thérapies holistiques sont des thérapies qui s’adressent à l’être en le considérant comme un tout, depuis la moindre cellule jusqu’aux appareils ou systèmes les plus complexes qu’il englobe, mais aussi l'environnement dans lequel il évolue. Tout est pris en compte parce que chaque système s’adresse à l’autre, pour traduire un bien-être comme une souffrance. Il est donc normal de voir le praticien en thérapie holistique s'intéresser à toutes ces dimensions. Un nombre croissant de médecins reconnaît les effets de la charge de nos pensées sur notre santé. Des études récentes ont montré que les sentiments positifs aident le système immunitaire à éliminer les cellules corrompues. Une attitude positive concourt à créer l'harmonie, l'individu affirme sa place dans son milieu, et cela se retrouve dans sa biologie, il est moins affecté par les parasites. Ce postulat d’une connexion entre l'esprit et le système immunitaire est déjà utilisé en sophrologie, où l’on apprend à l’individu à s'autoconditionner pour se protéger et se débarrasser de ce qui perturbe son équilibre. Il est confirmé aujourd’hui par les neurosciences qui montrent que notre réseau cérébral est le siège de remaniements constants, des circuits neuronaux peuvent être activés ou désactivés selon les nécessités. Les techniques de sophrologie ne remplacent pas un traitement médical mais peuvent en améliorer l’efficacité, un patient plus détendu est en général plus réceptif. Pour ceux qui souffrent de maladies chroniques ou sont engagées dans un processus thérapeutique éprouvant, elles aident à évacuer les tensions et les schémas négatifs qui empêchent l’organisme de mobiliser ses défenses.
• La dimension psychologique C’est la qualité de la relation entre l'un et l'autre qui détermine l’efficacité de la thérapie. A travers cette relation, le patient cherche à rétablir l'harmonie avec son milieu. Le thérapeute ne doit pas lutter contre la maladie, et donc contre le malade, mais aider l'être humain en souffrance, c'est à dire en manque de quelque chose, à mobiliser ses ressources. Le thérapeute doit donc abandonner toute prétention d'apporter le bonheur au patient. Son rôle est de montrer la voie, il appartient ensuite au patient de s'y engager seul. Mieux vaut qu'il reparte sur de bonnes questions que sur de fausses réponses. Il existe au sein de l'inconscient humain des structures communes, que Jung a nommé archétypes, qui permettent à l'individu d'organiser ces forces d'autoguérison. Le patient n'est pas véritablement à l’écoute du thérapeute mais de ce que ses paroles font vibrer en lui. Le rôle du thérapeute est de créer cette zone de bienveillante neutralité d'où tout peut sortir. • La dimension corporelle L’objectif est clairement de se réapproprier sa réalité, de reconquérir son corps et de devenir conscient de ce qui s’y passe. Pour la sophrologie, ce n’est pas tant le mouvement du corps qui compte, mais la phase de repos intermédiaire qui permet de prendre de conscience de ce mouvement, de ce qui se passe en nous à cet instant, et de l’énergie qui a été mobilisée pour le réaliser. C’est la prise de conscience d’une fonction non éveillée par notre éducation : ressentir notre énergie pour faire la juste action. Lorsqu'une personne est dans un état d'épuisement énergétique ou qu'elle a perdu ses capacités de contrôle du tonus musculaire, il est possible de recourir à des techniques de toucher énergétique comme le Shiatsu. La stimulation des méridiens d'acupuncture restaure la circulation de l'énergie dans tout le corps et réveille les zones anesthésiées incapables de ressentir la détente. • La dimension énergétique Le ciment entre les dimensions biologique et psychologique de l'être humain est probablement l’énergie. Einstein a montré que la matière est de l'énergie condensée, et qu'il est possible d'extraire de chaque particule des quantités considérables d'énergie. On peut constater lors d'un massage précis ou d'une relaxation profonde, que les muscles se relâchent et libèrent des émotions parfois fortes. Inversement, l'énergie sait aussi se faire matière. Une peur, une colère profondément ressentie mais non exprimée, ira s’inscrire dans nos tissus, et peut même se retrouver jusque dans les cellules de nos enfants, la chair de notre chair. La science reconsidère aujourd’hui le phénomène placebo pour les possibilités qu’il laisse entrevoir. Par l’influence de la pensée sur l’action d’une molécule, c’est bien l’individu qui décide de la charge énergétique de la matière, et du devenir de celle-ci dans sa propre vie. Dès lors, on peut comprendre que l'état de notre corps révèle la capacité de nos cellules à s’organiser en fonction des informations dont elles sont porteuses. • La dimension nutritionnelle Rappelons que tous les éléments qui permettent à notre organisme de fonctionner harmonieusement, et donc de se préserver des maladies, sont sensés nous être apportés par la nourriture. Hippocrate disait : « que ton aliment soit ton médicament. » Nous savons hélas ce qu’il en est de l’équilibre de notre alimentation, et par conséquent de notre terrain biologique. La question donc n’est pas seulement de savoir quel aliment manger, mais ce qu’il est capable d’apporter à l’organisme, qui va bien au-delà dès propriétés chimiques de tel ou tel élément pris isolément. Le vivant est complexe, et tout comme l’être humain, l'aliment qui le nourrit doit être considéré dans son ensemble.
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