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Se réconcilier avec la nourriture • Réintroduire la joie et la liberté Lorsque nos aliments ont longtemps été marqués négativement par notre esprit, que ce qui nous est bénéfique n'est plus reconnu par les cellules de notre corps, il faut réapprendre à tous les niveaux de notre être à accepter la nourriture. Manger en conscience et dans la sérénité permet de mieux assimiler les aliments. Utiliser l'aliment pour ce qu'il est, et non plus pour pallier à des manques affectifs ou comme moyen de faire taire ses débordements émotionnels, donne une autre vision de la nourriture comme de notre corps. C'est aussi retrouver les notions de plaisir de manger et de convivialité pendant le repas, trop souvent laissées de côté, qui montrent la dimension d’échange et de partage de l’acte de manger. • Choisir une alimentation porteuse de vie
Rudolf Steiner a dit un jour « Nous devrions moins nous soucier de la quantité de nourriture présente dans le métabolisme que de savoir s’il nous est possible de l’assimiler. » Notre corps, tout comme ce que nous mangeons, n'est pas de la matière inerte. De l'énergie y circule et vient porter des informations qui permettent à tous les composants de s'organiser. C’est l’équilibre global de son milieu intérieur que l'aliment transmet à l’homme qui le mange. Ce n'est pas le cas des nourritures grossières et synthétiques qui pullulent dans notre société de consommation, elles ne nous apportent rien de nouveau pour nous construire. • Nutrition et bien-être Nous savons que le mal-être nous pousse à la consommation d'une nourriture déséquilibrée. Ceci provoque des carences au niveau biologique, nos cellules nerveuses ne disposent pas des matériaux nécessaires pour communiquer correctement. Cela se répercute sur notre humeur et entretient des perturbations psychiques qui nous poussent à manger de manière toujours plus anarchique. Qu'est ce qui est le plus important ? Cette question digne de la poule et de l'œuf illustre le caractère indivisible de notre santé. L'art de la nutrition s’intéresse à l’état des ressources de la personne, ce qu’on appelle le terrain biologique. En rétablissant l’harmonie entre l’homme et son milieu, il favorise les capacités de l’organisme à mobiliser ses défenses naturelles. Bien manger œuvre donc largement à prévenir la maladie, et invite chacun à prendre en main la responsabilité de sa santé. • Accompagner le changement La résolution de nos conflits psychiques marque un changement. Il est fréquent de constater une véritable rupture dans les habitudes alimentaires, et il est souhaitable que celle-ci soit accompagnée. L’instinct alimentaire évolue vers un rejet des aliments superflus pour une recherche des aliments vrais. Ce besoin de vérité doit être encouragé et trouver un écho positif face au doute qui peut survenir. L'alimentation doit devenir le reflet de nos véritables besoins. Nous ne prenons pas des aliments pour être à nouveau comme avant, cet avant dont nous ne voulons plus et qui reste définitivement lié à notre ancien état d’esprit, mais pour que nous puissions enfin construire ce que nous voulons avec : notre propre personne.
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