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Les troubles du comportement alimentaires (TCA)
regroupent l'anorexie, la boulimie,
l'hyperphagie et les compulsions
alimentaires.
La relation à la nourriture est un médiateur,
c'est à dire qu'a travers elle l'inconscient cherche à exprimer une souffrance affective.
Les TCA concernent plus particulièrement les
jeunes femmes mais plusieurs formes existent et
touchent une large population. Ils sont souvent
associés à des états dépressifs ou encore des
troubles de la personnalité.
• Boulimie
Pourquoi la
nourriture et pas autre chose ? Manger est la première chose que nous
faisons après la naissance. Lorsqu'un nourrisson se trouve
dans une situation déplaisante, il se manifeste pour obtenir le sein et l'affection de sa mère. La façon dont
nous avons vécu cet échange fusionnel marquera profondément
notre relation à la nourriture. Une fois adulte, certains
évènements stressants peuvent réactiver ce réflexe primitif.
Comment un adulte peut-il réagir sur le registre d’un nourrisson ? C’est très simple : notre inconscient ne classe pas les informations dans l’ordre chronologique mais par thème.
Derrière la boulimie, il y a la détresse de
l'enfant que nous avons été. Si nous avons mal
dépassé un stade d'évolution, si nous sommes
restés bloqués à certains manques, une situation
peut brutalement nous y renvoyer... et nous
faire réagir comme à l'époque.
Les
difficultés d'une personne fragile à qualifier ses émotions, sa propension à être débordé par elles, amplifient le phénomène et le rapprochent d’un mode de réponse archaïque.
• Anorexie
L'avenir est un gros point d'interrogation, vous vous sentez démuni, incapable et entretenez des pensées négatives envers vous-même. Cette perte de contrôle de votre vie peut devenir inacceptable pour votre inconscient qui se replie alors sur la nourriture qui, elle, est contrôlable. L'anorexie apparaît lorsque cette quête du contrôle tourne à l'obsession. Vous percevez votre corps comme souillé, chargé d'une souffrance dont vous ne savez comment vous débarrasser.
Fréquemment, anorexie et boulimie alternent par périodes.
La honte d'avoir cédé à la nourriture laisse
place à des conduites de compensation (laxatifs, diurétiques, se faire vomir, faire du sport à outrance).
• Surpoids, obésité
Notre corps est indissociable de notre état d’esprit. Le corps est l’identité exprimée, il ne fait qu’adopter un profil qui correspond à la logique d’occupation de l’espace de chacun.
Il y a ceux qui sont en retrait, ceux qui vont de l’avant, sont offensifs, ceux qui hésitent et ceux qui voudraient disparaître.
Ainsi, nous
pouvons chercher à prendre davantage de place dans la famille ou la société. Dans ce cas, faire tous les efforts du monde pour maigrir n'y changera rien tant que ce qui
nous pousse à être gros n’est pas identifié.
Trop prendre sur soi, ne pas exprimer suffisamment ses émotions, c'est finalement s’accorder peu de place dans sa propre vie.
Le corps fait donc ce à quoi l'esprit ne peut se résoudre.
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Plusieurs années de recherches personnelles pour
tenter de comprendre l'anorexie m'ont conduit à écrire un livre sur des aspects extra-médicaux insuffisamment explorés.
L’axe de réflexion que je propose est
qu'en cessant d'alimenter un corps dont
elle ne veut plus, la personne
anorexique cherche à se débarrasser de souffrances inscrites au plus profond d'elle-même
et qui n'ont pas été identifiées.
Pour
comprendre cela, il faut envisager
l'énergie de nos pensées comme le ciment entre les dimensions biologique et psychologique de l'être humain.
On
peut constater lors d'un massage ou
d'une relaxation profonde, que les
muscles se relâchent et libèrent des
émotions parfois fortes. Inversement,
l'énergie sait aussi se faire matière.
Une peur, une colère profondément
ressentie mais non exprimée, ira
s’inscrire dans nos tissus |
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le sommaire détaillé du livre |